La voyance

est la capacité divinatoire à percevoir une information dans l'espace et dans le temps en dehors de l'usage des cinq sens, par perception extrasensorielle. La personne qui aurait cette capacité est généralement appelé voyant(e) et propose des consultations payantes à des clients en attente de révélations afin de connaître ou de préparer leur avenir. La voyance est considérée comme une pseudo-science mais reste une activité populaire et lucrative Historique La voyance est une forme de divination dont on trouve l'existence dans les civilisations les plus anciennes. On trouve la mention de « voyants » (rishi) dans les textes védiques les plus anciens. Chez les Grecs, la possibilité de prédire l'avenir provient de l'idée que les dieux, de préférence quand on les priait, accordaient régulièrement des révélations par l'intermédiaire d'augures. On distinguerait depuis Cicéron deux branches de divination : la voyance et la mantique (art de la divination), toutes deux étant des arts du pronostic, mais par des moyens différents. La voyance est dite naturelle, intuitive, la mantique est artificielle, inductive, technique.

On nomme médium

une personne qui possède des aptitudes à la médiumnité et communique avec une autre dimension, un autre plan de conscience, parfois sous l'effet d'une transe médiumnique. Il peut s'agir de l'au-delà, monde des défunts ou tout autre « plan » d'existence (channeling), dont les témoignages récents sont souvent des succés de librairie (témoignages spirituels). Certains médiums sont issus du courant spirite. La communication ou tentative de communication avec les défunts est aussi vieille que l'humanité. Les années 1850 jusqu'à 1930 sont considérées comme l'âge d'or du spiritisme, originaire des Etats-unis et « inventé » par les soeurs Fox et répandu dans la Francophonie par Allan Kardec. Mélange de croyance, de mystique et de spectaculaire, le spiritisme ne doit pas être confondu avec l'étude expérimentale des phénomènes attribués au spiritisme, ce qui correspond aux activités du domaine de la parapsychologie...

La cartomancie

est un art divinatoire utilisant l'observation du tirage de cartes. Le jeu de 32 cartes est le plus utilisé en cartomancie suivi du jeu de 52 cartes (cf. taromancie). Les cartes égyptiennes des Mamelouks (fin XIVè) seraient le probable maillon manquant entre les cartes européennes et les cartes chinoises. La taromancie aperçoit les quatre emblèmes du tarot comme significatifs de l'armement sarrasin utilisé lors des croisades : boucliers, flèches, cimeterres et coupes. Les quatre emblèmes (deniers, bâtons, épées et coupes) des tarots anciens (Tarots médiévaux et Tarot de Marseille) permettraient de comprendre le sens divinatoire des 4 couleurs des cartes à jouer (trèfle, carreau, pique et coeur) que l'on trouve tant sur le Tarot à Jouer que sur les jeux de 52 et de 32 cartes. Le symbolisme du coeur Le coeur aurait été dessiné sous la forme d'une coupe : calice ou graal. Il évoquerait notamment l'enjeu spirituel des croisades, à savoir la conquête du Saint Sépulcre : Jérusalem en Terre Sainte. Au sens propre, le coeur renverrait principalement à l'organe cardiaque et à la circulation sanguine. La notion de sang évoquerait les liens de sang et par extension de famille. Au sens figuré, le coeur symboliserait l'affectif sous ses aspects les plus divers. Coeur = Coupe - liens de parenté - liens affectifs Le symbolisme du carreau Le carreau au sens littéral, c'est la flèche dans l'arbalète de l'archer. Cette flèche apparaît de façon stylisée comme un bâton terminé par une pointe tranchante sur le Tarot marseillais tandis que certains tarots médiévaux, eux, la représente avec pointe en fer et empan de plumes. Le symbole de la flèche est parlant : elle permet d'atteindre un objectif au loin ; elle se déplace d'un point à un autre. Par extension, déplacement d'une personne (trajets, voyages) ou d'une information (lettre, téléphone, internet). Sens de déplacement, de mouvement donc d'énergie. Carreau = bâton - mouvement - communication - énergie Le symbolisme du pique Les piques proviendraient de l'emblème des épées : sabres courbes ou cimeterres sarrasins et épées droites des croisés sur les anciens tarots. Expression du combat au corps à corps, les épées signifiaient d'abord le pouvoir de l'action offensive. Mais l'épée symboliserait aussi le glaive de Justice ; à ce titre, le pique indiquerait l'action du Pouvoir qui tranche et décide, la loi. Piques = épées - pouvoir de l'action - action du pouvoir Le symbolisme du trèfle Le mot "trèfle " possèderait au moins deux sens courants. Le premier correspondrait au trèfle à quatre feuilles : synonyme de chance, de protection pour celui qui le trouverait. Le second proviendrait de l'argot "avoir du trèfle ", c'est à dire de l'argent. Le Tarot de Marseille le figurerait sous la forme d'un denier (ancienne monnaie romaine puis française) ; le tarot médiéval offrirait l'image d'un bouclier rond de sarrasin avec au centre le dessin d'un bouclier protecteur. Le trèfle véhiculerait donc deux sens ; il serait ambivalent : l'écu - monnaie (sens financier) ou l'écu - bouclier (sens de talisman). Trèfle = denier = écu - argent - talisman

La numérologie

est un ensemble de croyances et de pratiques fondées sur l'attribution de propriétés à des nombres, propriétés variables selon le contexte (dépendant par exemple de la source alphabétique d'un mot, latin, grec, copte, hébreu, etc.). La numérologie est une pseudo-science. L'une des origines de la numérologie serait la gématrie, technique herméneutique traditionnelle dans le judaïsme et la Kabbale. Principe Chaque lettre est représentée par une valeur numérique, indiquant la fréquence vibratoire de cette dernière. Dans l'alphabet francophone, il y a donc 26 lettres auxquelles on peut donner une valeur. L'on distingue deux grandes catégories de numérologies : Numérologies primaires ou traditionnelles : - la plus commune, traditionnelle occidentale latine: la numérologie à neuf nombres - la numérologie à 22 nombres découle de l'attribution numérale des séphiroth (chemin de la Kabbale). Applications Les calculs en numérologie sont basés sur le principe de la réduction théosophique. On remplace chaque lettre du mot ou de la phrase voulue, par un nombre. Pour cela, on utilise un tableau (tableau des neuf nombres ou alphabet de Tripoli). On additionne ensuite les nombres pour obtenir un total. Si celui-ci est supérieur à 9, on additionne les chiffres qui le composent et on répète l'opération jusqu'à obtenir un nombre entre 1 et 9 (exemple : 23 → 2 + 3 = 5). D'autre part, la numérologie fonctionne sur la base de l'alphabet, elle met en évidence l'importance de l'utilisation des lettres en collaboration avec les nombres. • Le nom complet, prénom(s) et nom de famille, réduit à un chiffre de 1 à 9, définit le nombre d’expression qui représente le caractère d'une personne. • Le (ou les) prénom donne le nombre actif qui serait le signe de l'évolution personnelle. • Le nom fournit le nombre héréditaire. • Les consonnes du nom complet forment le nombre de réalisation, les voyelles le nombre intime. • La date de naissance permet d’accéder au chemin de vie révélant la destinée d'une personne. • Le (ou les) nombre manquant est le nombre qui n'est pas représenté dans le nombre d'expression, celui qui n'est pas donné d'emblée et qu'il faudra acquérir par l'apprentissage et l'expérience de la vie. En additionnant le nombre d'expression et le chemin de vie, on obtient le nombre unique ou nombre de vie.

Un magnétiseur

est une personne qui pratique une médecine non conventionnelle et qui affirme utiliser le magnétisme animal afin de soulager les douleurs ou de guérir. En France, contrairement à d'autres pays, le magnétisme n'est pas reconnu par l'Académie de médecine et les médecins n'ont donc pas le droit d'envoyer leurs patients vers un magnétiseur selon l'article 4127-39, du Code de la santé publique. Néanmoins, sur demande du patient auprès de son médecin, le code de déontologie ne peut interdire une prestation d'un magnétiseur hors cadre de l'hôpital ou cabinet médical. Certains médecins vont parfois jusqu'à considérer que le praticien peut servir d'effet placebo et apporte donc dans certaines circonstances un soulagement au malade..